• Historique et Missions 3/3

    Les missions de défense

    La Gendarmerie Royale participe en temps de paix aux missions de défense, en particulier par la recherche et la transmission des renseignements aux autorités civiles et militaires. Son champ d’action couvre notamment :
    - La préparation de la mobilisation :  outre sa propre mobilisation, la Gendarmerie Royale participe à la préparation de celle des armées par la classification, la distribution des documents de rappel (ordres d’appel et réquisitions), la mise à jour des
    fiches de mobilisation détenues jusqu’au niveau brigade et par son concours au service des réserves de l’Etat Major Général des FAR.
    - La surveillance et la protection des points sensibles (centrales thermiques, barrages, sites radars…).
    En temps de crise ou de guerre, elle prend en charge des missions particulières de défense venant se rajouter à celles du temps normal.
    Ces missions comprennent :
    - La mobilisation : mise sur pied de ses propres unités mobilisées et mise en exécution des mesures de rappel et de mobilisation des Forces Armées Royales ;
    - Les recherches orientées et la diffusion des renseignements en prenant place, notamment dans les organismes de coordination civilomilitaires;
    - Elle fournit auprès des grandes unités en campagne, des détachements spéciaux appelés ‘‘Prévôtés’’, qui sont chargés d’assurer la police générale et la police judiciaire militaire ;
    - L’intervention au profit de tout point sensible menacé ;
    - La participation à l’organisation de la circulation routière, la défense et la surveillance des réseaux et des voies de communication.

    Les limites d’action de la Gendarmerie Royale

    Les prérogatives dévolues à la Gendarmerie Royale prévues par les textes sont importantes. Toutefois, il faut remarquer que les compétences accordées à cette Arme ne sont pas transférées ipso facto à chacun de ses membres. D’ailleurs, de nombreuses dispositions réglementaires et juridiques précisent son champ d’action et par-là même, en définissent les limites.
    Des Forces Armées Royales, la Gendarmerie tient ses traditions et son éthique ; elle vit dans le cadre fixé par le règlement de discipline générale et est soumise au code de justice militaire, sauf lors de l’exercice de la police administrative et judiciaire.
    De par leur état militaire, les personnels de la Gendarmerie ont l’obligation d’exercer tous les actes de leur service en uniforme. Les missions occultes leur sont interdites et ils ne doivent s’immiscer en aucune circonstance dans les
    questions étrangères à leur service, ni déborder dans leur action ou dans leur appréciation Ils sont par ailleurs
    tenus au secret professionnel.
    A ces règles s’ajoutent les limites territoriales de compétence qui peuvent varier avec la fonction exercée par les divers personnels. Toutefois, les militaires de l’Arme peuvent et doivent, quel que soit le lieu et dans la mesure du possible, intervenir en qualité d’agents de police judiciaire ou administrative, voire en qualité de simples agents de la force publique.
    L’application des principes qui viennent d’être énoncés exige donc du personnel de la Gendarmerie Royale des qualités morales, physiques, intellectuelles et professionnelles lui permettant d’agir avec compétence, doigté et sang froid. Celui-ci doit, en outre, faire preuve d’initiative surtout en l’absence des autorités concernées et lorsque les circonstances l’exigent.
    En somme, la Gendarmerie Royale, en soufflant sa quarante septième bougie cette année, demeure une force publique au service du citoyen grâce à ses missions aussi  variées que délicates. Cependant, cette Arme d’élite ne peut remplir  entièrement et utilement son mandat qu’en méritant l’estime et le respect des populations.

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    Historique et Missions 2/3

    Source: (La Revue de la Gendarmerie Royale N° 1 Avril 2003)

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