• Le CNDH et la Gendarmerie Royale organisent une session de formation sur le mécanisme national de prévention de la torture au profit des officiers de la Gendarmerie Royale

    L’Ecole Royale des officiers de la Gendarmerie Royale à Ain Harrouda abrite les 24 et 25 avril 2018 un programme de formation sur le mécanisme national de prévention de la torture (MNP) qui porte sur les prérogatives du MNP, l’interaction de la Gendarmerie Royale avec ce mécanisme, ainsi qu’avec les organes de traités pertinents en matière de protection et de prévention de la torture.

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  • A l’instar des grandes écoles militaires, L’École Royale des Officiers de Gendarmerie (EROG) se veut une institution de formation de l’Enseignement militaire supérieur adapté non seulement aux missions dévolues à la Gendarmerie Royale mais également à l’environnement de cette Arme.
    Cet environnement impose aux cadres une perpétuelle remise en condition pour qu’ils soient constamment en phase avec l’évolution technologique et géopolitique qui caractérise le monde du 21ème siècle.

    L’Ecole Royale des Officiers de Gendarmerie (EROG)

    En somme, si l’appellation ‘‘EROG’’ est l’acronyme récent donné à l’infrastructure formant actuellement les officiers de la Gendarmerie Royale, l’enseignement procuré par cet établissement est loin d’être stéréotypé. A l’image des grandes écoles militaires, les programmes sont régulièrement mis à jour et recalés par rapport aux besoins en formation exigés par la situation du moment : le tout est question de façonner un profil d’officier gendarme apte à relever le défit du  21ème siècle.
    Aussi, à la veille du 21ème siècle, la formation des cadres de la Gendarmerie Royale a-t-elle connu un tournant, marqué essentiellement par la création à l’EROG de deux cours spécifiques à l’Arme : le cours des officiers supérieurs (COS) et celui des capitaines (CDC). Ces deux stages ouverts au sein de la Gendarmerie Royale depuis 1998 traduisent dans les faits, la volonté du Commandement d’insuffler un sang nouveau dans la formation continue des officiers. Ces cours viennent s’ajouter au cours d’application (CA) destiné aux jeunes lauréats de l’Académie Royale Militaire de Meknes qui existe depuis trois décennies.

    Cours des Officiers Supérieurs

    Le Cours des Officiers Supérieurs est destiné aux officiers de grades de commandants et lieutenants-colonels ayant exercé au sein des unités territoriales, en tant qu’adjoints aux commandants de régions ou au sein des services et des grandes formations de l’Arme.
    Ces officiers supérieurs - déjà détenteurs du diplôme du cours d’application (en tant que souslieutenants) et celui du cours des capitaines - séjournent à l’Ecole Royale des Officiers de Gendarmerie durant une année scolaire pendant laquelle ils sont préparés au commandement d’une Région, d’un groupement d’Escadrons mobiles et à l’exercice au sein de l’Etat-major commandement.
    Cette préparation se fait à travers une formation intégrée, privilégiant l’instruction générale, afin de créer chez le personnel formé l’ouverture d’esprit, condition sine qua none à une bonne appréhension et une analyse judicieuse des problèmes de l’heure, qu’ils soient d’ordre  économique, politique ou social. Ce cursus favorise également une meilleure communication avec les partenaires de la Gendarmerie Royale - tant au niveau national qu’international - par  l’introduction de matières ayant trait à l’enseignement juridique, géopolitique, linguistique et communicationnel.
    Ceci permet aussi bien le traitement que la gestion rationnelle des questions délicates, d’intérêts communs.
    Ce faisant, la formation professionnelle ne serait pas pour autant subsidiaire. Elle représente près de 30% du volume horaire global alloué à ce module. Elle reste donc bien entretenue pour mieux asseoir les connaissances en la matière, par un rappel du savoir déjà acquis et par l’introduction de nouvelles matières s’inscrivant dans le cadre des techniques récentes, indispensables pour le traitement des activités professionnelles, de plus en plus complexes.
    La formation militaire, quant à elle favorise l’appréhension de toutes les données tactiques par le renforcement des connaissances militaires grâce à un enseignement adéquat, dispensé par des officiers supérieurs en provenance des trois composantes des Forces Armées Royales : Terre, Air et mer.

    Cours des Capitaines

    Ce stage qui dure également une année scolaire est destiné aux officiers de grade de capitaine détenteurs du diplôme du cours d’application des officiers de la Gendarmerie Royale. Ceux-ci sont formés pour commander des compagnies territoriales importantes, pour remplir la fonction d’adjoint au commandant d’un groupement d’escadrons mobiles ou pour exercer au sein des Etats-Majors ou des services des grandes unités et formations.

    Les stagiaires sont reçus, à l’Ecole Royale des Officiers de Gendarmerie de Casablanca après une dizaine d’années d’exercice au sein des diverses unités de l’Arme. Ils sont donc supposés avoir acquis une expérience professionnelle non négligeable sur le terrain. Aussi, l’enseignement qui leur est dispensé met-il particulièrement l’accent sur la formation générale, pour les mettre à niveau dans ce domaine, en leur offrant l’opportunité d’acquérir une culture générale moderne et adaptée, sensée apporter un plus à leur action dans le cadre professionnel.
    En outre, du fait du temps écoulé entre la formation militaire subie à l’ARM et leur arrivée à l’EROG, les stagiaires se doivent de mettre à jour et revaloriser leurs connaissances militaires. Ceci se fait par le biais d’un enseignement favorisant la connaissance de toutes les Armes, les techniques d’Etat-Major, la standardisation des écrits et des approches dans la réflexion. En outre, le contact avec les enseignants militaires leur facilite, à l’issue du stage, une meilleure communication avec les personnels des FAR - au cours de l’exercice des diverses missions de police et de concours dans les unités territoriales ou en zones opérationnelles, dans le cadre de missions prévôtales.

    Cours d’application

    Ce cours qui fut créé en 1975 est destiné aux jeunes officiers - lauréats de l’Académie Royale Militaire de Méknes - affectés à la Gendarmerie Royale, à l’issue d’une formation interarmes de quatre ans. Ils sont tous diplômés d’Etudes Universitaires Militaires (options : sciences techniques,  sciences juridiques ou langues et littératures).
    Le stage qui est organisé à l’Ecole Royale des Officiers de Gendarmerie de Casablanca (EROG) durant une année scolaire permet aux jeunes sous-lieutenants de bénéficier - avant d’exercer les responsabilités dévolues à leurs grades - d’une formation adéquate, spécifique à leur nouvelle Arme. Celle-ci concerne quatre volets principaux : professionnel, juridique, général et militaire.
    Le cours vise d’abord à former l’officier en tant que commandant d’unité appelé à gérer des  ressources humaines, financières et matérielles et, en tant qu’Officier de Police Judiciaire, à diriger et exécuter les diverses misions de police.
    Il offre également l’opportunité au stagiaire d’acquérir le savoir-faire nécessaire à la gestion de situations - particulières - liées au maintien de l’ordre, à l’assistance aux citoyens et à la protection de leurs biens ainsi qu’à la participation, le cas échéant, à la défense du territoire national.
    La formation générale qui représente 37% de la formation globale facilite l’ouverture d’esprit chez  les jeunes officiers, à travers les visites, les conférences et les séminaires. Elle suscite également  chez eux l’intérêt à suivre l’actualité et à l’analyser par le biais de la préparation des mémoires individuels et des exposés oraux et, du coup, ils améliorent leurs expressions orale et écrite. Pour cela, les stagiaires se basent sur la méthodologie enseignée et utilisent des instruments pédagogiques modernes. En outre, l’anglais et l’espagnol qui font partie de cette formation, leur permettent une meilleure ouverture sur leur environnement international.
    Enfin, le programme prévoit un module «formation militaire et sportive» complémentaire. Il concerne, essentiellement, la préparation aux missions de maintien de l’ordre et de défense par l’exécution régulière des tirs et la connaissance parfaite des divers armements en dotation dans la  G.R ainsi que les moyens de liaison. Le sport, qui figure également dans ce module, permet une  parfaite mise en condition collective et individuelle des stagiaIres.

    Préparation au cours d’Etat-Major

    Parallèlement à l’EROG, la Gendarmerie Royale forme certains de ses officiers au Collège Royal de l’Enseignement Militaire Supérieur (CREMS) qui est à vocation interarmes et interarmées. Cette  institution est ouverte aux officiers gendarmes remplissant les conditions de pré-requis, d’âge, d’ancienneté dans le grade et ayant satisfait au concours d’admission à cet établissement, soit pour être breveté de l’enseignement militaire supérieur en ce qui concerne les officiers supérieurs, soit pour être diplômé de l’Ecole d’Etat-major.
    Pour le cours relatif à ce dernier, chaque année, une dizaine de jeunes capitaines de l’Arme y est inscrite et suit régulièrement les cours par correspondance, évalués à travers cinq envois de travaux  à effectuer par les postulants avant leur présentation au concours d’admission. A la réception de chaque envoi, ils sont regroupés pendant quarante huit heures à l’EROG pour se consacrer à leurs travaux. Ce site étant choisi par le Commandement en raison de ses possibilités pédagogiques, favorisant la recherche, la discussion et le débat sur les différents thèmes traités.
    La préparation se fait d’une manière collégiale et se base sur la méthodologie pour les sujets de culture générale, d’histoire et de géographie. Si le fruit de la réflexion est globalement commun, la synthèse et la rédaction exigées suivant la méthode de composition, quant à elles, demeurent personnelles. Pour les travaux de topographie et de l’interarmes, une révision à titre de rappel et  éventuellement une comparaison des valeurs de calculs topographiques permettent aux candidats de confirmer leur résultat ou d’éclairer, à travers la discussion, les zones d’ombre chez certains d’entre eux.
    Pour les officiers instructeurs, cet encadrement constitue une obligation pour entretenir et actualiser leurs connaissances. Il s’agit là, également, d’une aubaine qui leur permettent d’appréhender le niveau de formation souhaité dans le Cours Etat-major et de l’accompagner en proposant des aménagements de programmes, visant à lever haut la barre de l’instruction des officiers au sein de la Gendarmerie Royale.

    Les stages pratiques

    et les visites Pour initier les stagiaires à l’exercice sur le terrain, les officiers des trois cours séjournent à la fin du stage dans les régions et dans les compagnies pendant deux semaines. Ce  séjour à pour objectif de préparer les officiers stagiaires à assurer les responsabilités relatives au commandement de diverses unités de l’Arme en les familiarisant avec les activités quotidiennes du commandant de région, de son adjoint et du commandant de compagnie.
    Durant leur séjour dans les unités, les officiers stagiaires sont appelés à sortir sur le terrain et à assister aux activités des unités territoriales lors des constatations d’accidents de la circulation, crimes, incendies ou tout autre événement digne d’intérêt. Ils sont également sensés accompagner les officiers responsables lors des inspections et des contrôles et pendant la mise en place de dispositifs particuliers (service d’ordre, maintien de l’ordre…).
    En plus des activités sur le terrain les stagiaires étudient en comité un thème spécifique à la circonscription (contrebande, immigration clandestine, déforestation…) affecté par le commandant de région, dans le but de lui proposer des solutions adéquates et d’enrichir le fond documentaire de l’EROG.
    Hormis les séjours pratiques dans les unités territoriales, les officiers du COS séjournent en zone  sud pendant une semaine et ceux du CDC dans les unités mobiles jusqu’à leur affectation définitive. En outre de nombreuses visites sont organisées, au profit des stagiaires aux services centraux et dans les diverses unités et formations de la Gendarmerie Royale ainsi que dans les institutions publiques (ministère de l’environnement, sûreté nationale, forces auxiliaires, protection civile…) et les entités économiques (SAMIR, ODEP… ) .

    Les contrôles continus et les examens de fin de stage

    Durant leur scolarité, les officiers sont soumis à des évaluations continues visant à prendre en permanence le pouls de la qualité de l’enseignement dispensé. Ces évaluations permettent également de tester le niveau des connaissances acquises par les stagiaires qui sont jugés aussi en fonction de leur assiduité et apport personnel dans les travaux collectifs.
    A la fin de l’année scolaire, les stagiaires des trois cours subissent un examen de fin de stage organisé à l’EROG.
    Cet examen est supervisé par une commission désignée par le général de Corps d’Armée Commandant la Gendarmerie Royale et présidée par un officier général. Elle dispose d’un secrétariat et élabore, in situ, la totalité des thèmes et des questionnaires présentés à l’examen.
    La commission qui est composée d’officiers de la GR, des FAR et de professeurs universitaires civils constitue, à la fin des épreuves écrites, trois jurys qui ont pour rôle d’évaluer la qualité des mémoires individuels soutenus par les trois catégories d’officiers stagiaires. Ces derniers doivent user, obligatoirement, de l’outil informatique lors de leur soutenance.

    Le corps enseignant

    En vue de dispenser une formation pluridisciplinaire qui pourrait conférer aux officiers stagiaires l’aptitude à exercer les missions de police judiciaire, administrative et militaire, la Gendarmerie Royale fait appel à deux grandes familles d’intervenants :Internes et externes à l’Arme.
    Les intervenants internes sont soit des militaires de la gendarmerie soit du personnel civil relevant de l’Administration de la Défense Nationale. Ils sont mis momentanément à la disposition de l’EROG pour dispenser, en fonction de leur profil, les disciplines les concernant, prévues aux programmes de formation.
    Ainsi, agissent au profit de la formation des officiers stagiaires, des Chefs de Services Centraux, des Commandants de Région, des Adjoints au Commandant de Région, des officiers Commandant de Compagnie, des officiers de l’EROG, des Officiers médecins, vétérinaires, des Docteurs en chimie, biologies ainsi que des ingénieurs en informatique et télécommunication.
    Pour le personnel militaire, s’il n’est pas breveté de l’enseignement militaire supérieur, il reste diplômé du Cours Etat Major ou lauréat de l’EROG.
    De plus, l’établissement mobilise à titre de vacataires des professeurs de l’enseignement supérieur, des professeurs habilités et des professeurs assistants qui y dispensent des cours de Droit, de criminologie, de psychosociologie ou de communication.
    Par ailleurs, dans le cadre du soutien pédagogique fourni par l’Etat-major Général des Forces Armées Royales, les trois composantes Terre, Air et Mer contribuent à la formation interarmes et interarmées des officiers de la gendarmerie à travers des modules de cours, conférences ou visites de grandes unités.
    A la lumière des profils mobilisés pour former les officiers gendarmes à l’EROG, le potentiel très cosmopolite mais exclusivement national, composant le corps enseignant à cette institution, ne peut que répondre positivement aux exigences de la polyvalence requise par le métier du gendarme. La gestion et la planification des calendriers de leurs interventions demeurent cependant tributaires de la maîtrise d’un algorithme complexe que seul la volonté, la maîtrise de soi et le sacrifice aident à bien rythmer son horloge.

    Coopération internationale

    L’Ecole Royale des Officiers de Gendarmerie (EROG)

    Dans le cadre de la coopération internationale, l’Ecole Royale des Officiers de Gendarmerie reçoit annuellement des stagiaires originaires de pays amis essentiellement Africains. La majorité d’entre eux suivent le cours d’application réservé aux jeunes sous-lieutenants et ce, depuis sa création en 1975.
    Il s’agit d’officiers ressortissants des Pays ci-après :
    - le Sénégal,
    - la Mauritanie,
    - le Mali,
    - le Niger,
    - le Bénin,
    - le Burkina,
    - le Gabon,
    - les Iles Comores,
    - la Gambie,
    - la Côte d’Ivoire,
    - La Guinée Equatoriale.
    - Djibouti
    - Le Cameroun
    En outre, le cours des Officiers supérieurs (COS) et celui des capitaines (CDC) se sont enrichis depuis l’année scolaire 2002-2003 d’officiers stagiaires africains.
    L’EROG a également reçu en 2001, trois Carabiniers italiens qui ont subi une formation sur la civilisation arabo-musulmane. Ces stagiaires ont, également, été initiés à parler, à lire et à écrire la langue arabe.
    Par ailleurs plusieurs visites ont été effectuées à l’EROG par les stagiaires et les officiers d’encadrement d’autres institutions étrangères analogues ou des personnalités militaires.

    Un livre d’or, témoignant de ces passages prestigieux, est jalousement conservé par la formation.
    Les stages organisés par la Gendarmerie Royale, illustrent à plus d’un titre, la résolution de son Commandement à anticiper les évènements de ce siècle en préparant les aptitudes et les profils à même de relever ses défis conformément aux Hautes Directives du Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales.


  • Endurance physique, goût du risque et combativité sans cesse accrue, constituent autant de qualités particulièrement recherchées chez tout gendarme de carrière. A ce titre, l'éducation physique militaire et le sport revêtent une importance dans la formation du futur gendarme.
    Footing, musculation, parcours d'obstacles, combat rapproché, taekwondo, sport collectif, représentent l'éventail  global visant un meilleur épanouissement physique et moral chez le gendarme de demain.

    Sport et entrainement physique dans la formation des futurs Gendarmes 2

     

    LES TECHNIQUES D’ENTRAÎNEMENT PHYSIQUE

     

    La connaissance de ces techniques permet de conduire un entraînement physique rationnel et de varier les séances conduites par les moniteurs de sport, permettant ainsi de maintenir à un haut niveau l'intérêt porté par tous les participants aux séances d'entraînement.
    Une organisation rationnelle de la pratique s'appuie sur des programmes d'activités physiques militaires et sportives établis en collaboration étroite avec les spécialistes du sport et en liaison avec les médecins.
    Cette programmation doit permettre d'atteindre les objectifs fixés préalablement dans les plans et directives du commandement.
    Véritables plans d'entraînement, les programmes d’instruction pour chaque année scolaire mettent en oeuvre des activités sportives attrayantes qui favorisent l'assiduité, l'émulation et l'adhésion du personnel. Outre les disciplines socles qu'il convient de préserver (course à pied, musculation,…), les sport de combat ou présentant un intérêt direct pour la capacité opérationnelle (course d'orientation, parcours d'obstacles) sont privilégiés et développés,  notamment en recourant à des formules attrayantes et innovantes. La pratique des sports collectifs et d'équipe est poursuivie car elle constitue un excellent moyen de cohésion et d'échanges.

     

    Le parcours d’obstacles

    Sport et entrainement physique dans la formation des futurs Gendarmes 2

     

     

    L'apprentissage des techniques du parcours d’obstacles est entrepris dès le début de la formation en s’initiant, sans idée de compétition, à des franchissements faciles des différents obstacles.
    Chaque séance de parcours est précédée d'un échauffement complet des élèves gendarmes participant à la séance et d'une description/reconnaissance des obstacles à franchir.
    Les techniques de franchissement utilitaires classiques de chaque obstacle sont décrites avec démonstration par les moniteurs de sport. Il en est de même de la description sommaire d'un procédé de franchissement de compétition considéré comme plus performant. Après étude, toute technique de franchissement doit être exécutée jusqu'au passage de l’obstacle, cette technique étant adaptée convenablement aux capacités physiques individuelles. Les techniques de franchissement étudiées n’ont pas de caractère exhaustif et ne remplacent pas d’autres techniques qui pourraient exister.

     

    La course d’orientation

     

     

    La course d'orientation est une épreuve qui se déroule en pleine nature sous forme d'une course contre la montre, de balise en balise, jusqu'au bouclage du circuit, nécessitant l’exploitation de la carte, l'étude du terrain et l'orientation à l'aide de la boussole. La course d'orientation vise à développer simultanément  l'endurance et le sens de l'orientation.

     

    Cette activité, à la fois intellectuelle et sportive, vise à atteindre une bonne préparation des équipes sur le plan sportif, physique, moral et pédagogique, en vue d'une éventuelle participation aux championnats régionaux et nationaux.
    Le travail préparatoire pour la course d’orientation permet d'acquérir les techniques topographiques et d'orientation; la connaissance des techniques et du règlement particulier de la course d'orientation et une bonne condition physique. L'entraînement peut alors consister en une suite de courses d'orientation de difficulté et de longueur croissantes.
    Bien que la course d'orientation ne figure pas aux épreuves des examens, les élèves gendarmes doivent être aptes à participer individuellement à une course d'orientation,

     

    Le combat rapproché

     

     

    Prolongement normal de l’entraînement physique, l’instruction du combat rapproché développe la confiance en soi et la combativité. Elle fournit au gendarme un ensemble de techniques susceptibles d'accroître sa capacité d'action.
    Quel que soit le type de son intervention, dans l'ultime phase d'une action et après avoir épuisé les autres possibilités ou pour bénéficier de l’effet de surprise, le gendarme peut être contraint au combat corps à corps.
    L’instruction du combat rapproché a pour but de préparer, physiquement, techniquement et psychologiquement, le personnel de l’arme à ce type d'action.
    Complétant la formation physique et technique de l’élève gendarme, elle contribue à :
    améliorer sa condition physique (endurance et coordination) ;
    éduquer son caractère (concentration, maîtrise de soi, volonté et confiance en soi); accroître ses capacités professionnelles (acquisition de techniques simples de combat) ;
    développer sa combativité et son ardeur.
    L’esprit du combat rapproché se caractérise essentiellement par l’efficacité et la rusticité.
    L’efficacité, inhérente à tout sport de combat, doit conduire à la victoire. Mieux vaut vaincre simplement que perdre avec panache. La rusticité permet un endurcissement du corps et de l'esprit, une utilisation rationnelle de l’environnement naturel et une meilleure adaptation à la vie en campagne.
    L'efficacité de l'instruction du combat corps à corps repose sur l'apprentissage de techniques simples, facilement assimilables et susceptibles, au prix d'un entraînement long et répétitif de créer des automatismes et des réactions réflexes.
    Le programme de base du combat rapproché comporte l'étude des exercices préparatoires et des techniques élémentaires. Mouvements de base qui doivent permettre de s'adapter aux circonstances, à la situation du terrain, les exercices préparatoires sont enseignés dans les premières leçons, puis répétés automatiquement au cours de chaque séance. Ils comprennent la garde, les déplacements, les chutes et les roulades. Les techniques élémentaires sont des techniques de combat sans arme. Ils comportent la connaissance des points sensibles, les coups d’attaques et les prises.

     

    Taekwondo

     

    L'enseignement de la défense personnelle est souvent basé sur des arts martiaux comme le karaté, l'aïkido ou le judo. Le terme défense personnelle, ou le terme anglais self-defense, désigne l'ensemble des techniques de combat pour faire face à une attaque lorsque l'on est désarmé. Dans la défense personnelle, le but est de faire cesser l'attaque avant d'être maîtrisé, blessé ou même tué, le plus rapidement possible.
    Le Taekwondo ayant été créé pour être une arme de défense à son origine, il serait aisé de comprendre sa programmation comme activité d’entraînement physique et sportive au profit de l’élève gendarme.
    Le taekwondo est un art martial externe d'origine sud-coréenne. Il a pour but de développer et de perfectionner, par une discipline rigoureuse, toutes les facultés spirituelles et physiques du pratiquant.
    Il développe la souplesse, la rapidité, la précision mais forge aussi un esprit serein. Développé par une pratique régulière, constante et motivée, il apporte une confiance en soi et permet de canaliser son énergie afin d'obtenir une force mentale en plus d'un bon équilibre psychologique.
    Le Taekwondo est principalement basé sur un emploi intensif des jambes que complète l’action des poings. Les principales formes de défense et d’attaques ont été codifiées sous la forme d’enchaînement traditionnels qu’il est possible de pratiquer seul ou dans des applications codifiées ou libres avec un partenaire. C’est aussi une exhibition esthétique de l’art martial dans une tradition honorable.
    L’enseignement du Taekwondo ne se limitent pas à l'apprentissage des techniques de combat, mais concernent aussi la gestion des situations tendues — éviter l'affrontement par le comportement et la parole — et l'aspect juridique (légitime défense). Il faut souligner que d'un point de vue légal, la réponse doit être proportionnée à l'attaque, et que l'on ne peut être considéré en légitime défense que si l'on est attaqué en premier.

     

    Test de Cooper

     

    Le test de Cooper, qui porte le nom de son auteur, est une épreuve d’évaluation et d’orientation de l’aptitude physique pouvant être liée à une évaluation sur le terrain d’un niveau d’endurance. Il explore plus particulièrement le paramètre physiologique de consommation d’oxygène.
    Il s’agit d’un effort physique réalisé sur le terrain, en demandant au pratiquant d’aller le plus loin possible en puisant sur ses réserves. Le sportif ne doit jamais se forcer au delà du raisonnable et surtout arrêter le test de Cooper s’il ressent une douleur anormale dans la poitrine, un essoufflement anormal, voire l’apparition de signes physiques inhabituels.
    La recrue, en tenue adaptée, devra courir sur un terrain plat, sur une piste d’un stade d’athlétisme ou autour d’un stade de football, la plus grande distance possible en 12 minutes, sans jamais dépasser les valeurs de sa fréquence cardiaque maximum théorique. Ce test de 12 minutes ne doit pas être terminé par un sprint en fin d’effort.
    On peut retenir uniquement la valeur de distance qui à ce moment sera rattachée à une forme définie de «très médiocre » à « excellente ». Il faut être prudent sur cette évaluation. Les conditions techniques de course, les conditions climatiques et les conditions du sujet, peuvent modifier de façon significative le résultat du Test de  Cooper.

     

    CONCLUSION

     

    Une activité physique et sportive mobilise toujours chez ceux qui la pratiquent les ressources nécessaires à sa réalisation. En d'autres termes, qu'elle soit considérée comme un but en elle même ou comme un moyen éducatif, une activité sportive développe des potentialités spécifiques correspondant aux exigences de sa pratique.
    Cette observation est d'ailleurs à la base de la plupart des recherches actuelles, menées aussi bien dans le monde du sport que dans le secteur de l'éducation physique et sportive qui cherche à définir la logique interne des différentes disciplines afin d'en préciser les avantages et les limites éducatives.
    L'entraînement physique militaire n'échappe pas à la règle. C’est l'une des activités qui réclament une vigilance particulière. Sa diversité, son morcellement en disciplines multiples, son niveau d'exigence particulièrement élevé tant dans le domaine énergétique que dans celui de la maîtrise technique, en font un outil à spectre large, d'une grande efficacité mais aussi d'une certaine complexité, qu'il convient d'utiliser en toute connaissance de cause.
    L'entraînement physique militaire et sportif est un corollaire majeur de la mise en condition physique et mentale des gendarmes. Il contribue de façon déterminante à l'amélioration et au maintien de la capacité opérationnelle des unités. Il fait partie intégrante de la formation militaire générale, participe à l'aguerrissement et favorise l'épanouissement individuel et l'esprit d'équipe. En outre, il constitue un excellent outil au service du lien entre les personnels et véhicule une image dynamique favorable au recrutement.


  • Dans les écoles et centres de formation de la Gendarmerie Royale, une attention particulière est apportée à la pratique de l'éducation physique et le sport et à l'évolution des jeunes recrues.
    La formation initiale est mise à profit pour susciter une véritable adhésion aux pratiques sportives et pour préparer les futurs gendarmes pour rentrer de plein pied dans leurs carrières.

    Sport et entrainement physique dans la formation des futurs Gendarmes 1

    L'organisation du sport militaire répond aux exigences de conception et de mise en oeuvre des programmes de l'éducation physique militaire et des sports adaptés aux normes militaires générales et aux spécificités de la Gendarmerie Royale. Il est ainsi nécessaire de disposer à tous les niveaux de structures particulières encadrées et animées par du personnel spécialisé. Quelles que soient son affectation et les tâches qui en découlent, le gendarme doit pouvoir assumer les contraintes psychologiques et physiques que sa mission lui impose. Pour y prétendre, la pratique régulière d'activités physiques et  sportives, rationnellement conduite, apparaît comme fondamentale dans la formation initiale puis s'impose pour le maintien de la condition physique.
    Cet aspect essentiel de la formation gendarmique s'exprime dans des objectifs généraux, repose sur des techniques, s'appuie sur un planning et met en oeuvre des épreuves de contrôle.
    Dans cet article, premier de la série, nous allons tout d'abord faire le point sur les objectifs et roles de l'entrainement physique militaire ainsi que les principes des activités physiques et sportives. Par la suite, nous nous pencherons, dans le numéro prochain, sur les techniques d'entrainement physique, notamment le parcours d'obstacles, la course d'orientation et le combat rapproché.

    OBJECTIFS ET RÔLES DE L'ENTRAINEMENT PHYSIQUE MILITAIRE

    La pratique des activités physiques et sportives prépare le gendarme à assumer son emploi du temps professionnel. La bonne condition physique concourt à faciliter la vie active. A travers la centration de l'éducation physique sur les dimensions psycho-motrices ou psycho-dynamiques , une relation d'influences réciproques s'établit entre corps et psychisme.
    L'éducation physique et le sport s'assignent différents objectifs. Ils visent notamment à fournir aux jeunes recrues l'entraînement adéquat pour les amener à une bonne condition physique indispensable pour recevoir avec profit l'instruction militaire de base; les préparer aux épreuves des examens et assumer leurs responsabilités futures dans le cadre des  missions aux seins de leurs unités.
    La forme physique et morale, faite du goût de l'effort, de la volonté de vaincre, de la force de caractère, accroît la confiance en soi et, partant l'aptitude professionnelle. Dans les situations de tension, ces personnels doivent être en mesure de garder leur équilibre et agir avec flegme.
    L'entraînement physique militaire et sportif met en oeuvre des systèmes et des techniques qui escomptent à travers la pratique organisée, graduelle, adaptée et contrôlée, des activités physiques militaires et sportives à atteindre, tant pour les individus que pour l'ensemble, les niveaux de condition physique requis. Il s'agit donc d'une nécessité professionnelle dont il faut harponner l'importance et l'organisation particulière.
    Cette organisation constitue une véritable doctrine sportive militaire que tout stagiaire doit connaître et appliquer.
     

    PRINCIPES DES ACTIVITÉS PHYSIQUES ET SPORTIVES

    L'entraînement conçu pour la formation des recrues est le prolongement de ce qu'ils ont reçu à l'école, à l'université, au club ou sur le stade. Mais pour être adapté aux méthodes militaires, cet entraînement nécessite une phase de transformation.
    L'endurcissement de l'organisme, l'aptitude aux efforts violents et prolongés et l'accoutumance à l'endurance, s'obtiennent progressivement par la pratique d'un entraînement physique général.
    La fréquence de la pratique sportive est déterminante pour l'évolution de la condition physique de l'élève gendarme. A ce titre, les principes suivants sont communément admis :

    • L'amélioration de la condition physique nécessite une fréquence de pratique quasi journalière.
    • Le maintien de la condition physique impose la réalisation de trois séances par semaine.
    • Le contrôle obligatoire des résultats de l'entraînement est effectué au moyen de tests périodiques adaptés.

    L'horaire hebdomadaire consacré aux activités physiques et sportives est adapté à la spécificité de l'instruction et au régime de la formation dans les unités. Cet horaire, compris dans les heures de l'instruction tient compte de l'effort quotidien demandé aux stagiaires dans les autres activités et aussi des contraintes opérationnelles ou techniques.
    Afin de ne pas perdre progressivement les acquis

    des séances précédentes, il est tenu compte par ailleurs :

    • des activités qui précèdent et qui suivent chaque séance d'entraînement;
    • des conditions climatiques ;
    • de la fatigue.

    L'entraînement devrait être individualisé mais la constitution de groupes homogènes de travail permet l'utilisation collective des procédés d'entraînement. Pendant toute la durée de la préparation, l'entraînement physique et l'entraînement technique s'interpénètrent.

    Surveillance médico-physiologique

    L'entraînement physique militaire et sportif a pour but de préparer les futurs gendarmes aux missions et de développer le goût de l'action individuelle et collective. Cet entraînement doit être adapté et contrôlé, ce qui ne peut être obtenu que par une collaboration étroite entre les encadreurs, les médecins et les cadres spécialistes en la matière.
    Car si le corps humain est capable de hautes performances, il ne peut s'adapter que progressivement à des sollicitations de plus en plus intenses.
    Les individualités dont se composent les exécutants en font une collectivité hétérogène à laquelle ne saurait être appliquée  une méthode standard d'entraînement physique. Il convient donc d'adopter un système adapté, sinon à chaque cas, du   moins à un certain nombre de groupes distincts et d'exercer sur eux une surveillance régulière.
    Sous l'égide du médecin chef de l'unité, le corps médical veille à la mise en place d'un dispositif de premiers soins et   d'évacuation lorsque la nature des épreuves rend ces mesures opportunes.

    Rôle des moniteur

    Les séances d'entraînement sont animées par des moniteurs de sport, sous officiers de l'arme, issus du centre sportif des FAR à Rabat. Leur rôle est particulièrement important puisque le déroulement pratique des séances d'entraînement physique militaire et sportif leur incombe en grande partie.
    En dehors des règles de base essentielles inhérentes à chaque discipline sportive, deux soucis doivent conduire l'action des moniteurs :

    • rendre les séances attrayantes, en diversifiant les exercices, combiner les activités physiques fondamentales, spécifiques, individuelles et collectives ;
    • susciter le goût du sport par la pratique de compétitions de masse.

    Ils veillent également à ce que les efforts demandés restent compatibles avec les capacités physiologiques des exécutants et leur condition physique.
    Au contact avec les élèves gendarmes sur le terrain, ils sont en mesure d'observer leur performance et de détecter ceux  d'entre eux qui présenteraient des difficultés pour suivre l'entraînement, notamment lors des premières séances d'exercice et envisagent les dispositions à prendre pour y remédier. Leurs observations sur ce dernier point sont précieuses pour ainsi  décider une éventuelle réadaptation de la jeune recrue avec le programme de l'entraînement physique et militaire.

    Procédure de contrôle

    L'entraînement physique et sportif est une activité obligatoire qui est organisée et contrôlée avec autant d'efficacité que les autres matières de l'instruction de l'élève gendarme.
    L'entraînement est contrôlé régulièrement au cours et à l'issue de chaque séance. Les effets de l'entraînement physique et  sportif sont évalués lors des contrôles périodiques mensuels et semestriels.

    Ce contrôle comprend des épreuves physiques, techniques et d'endurance.

    Compétitions sportives

    Les compétitions sportives militaires ont trois objectifs :
    - sanctionner périodiquement les efforts et l'entraînement du plus grand nombre ;
    - faire connaître les disciplines sportives collectives les plus populaires (foot, volley, basket,…) ;
    - créer des occasions de rencontre génératrices de cohésion entre élèves gendarmes de la même promotion.
    Les compétitions sportives ne sont pas destinées seulement à faire émerger une élite. Le plus grand nombre doit tirer profit, chacun à son niveau, de ses effets stimulants. Pour atteindre ces objectifs et respecter ces règles, des compétitions sont organisées surtout localement, soit entre les unités mais aussi à l'échelle régionale et nationale.


    A suivre …


  • L’Ecole Royale de Gendarmerie de Marrakech

    Aussi, depuis sa création au lendemain de l’indépendance, n’a-t-elle cessé d’investir dans l’Homme, dont elle a fait sa valeur la plus sûre.
    Cette mission, très lourde à assumer, mais combien noble dans sa portée, est confiée à l’Ecole Royale de Gendarmerie Marrakech.
    Institution rattachée directement, dans la hiérarchie de l’Arme, au Commandant de la Gendarmerie Royale, elle est actuellement installée, et ce depuis 1967, à Marrakech, après avoir été successivement basée à Sefrou et à Meknes.
    Durant son existence, cette institution n’a pas cessé d’évoluer : elle a connu plusieurs réajustements, extensions et créations.
    Pour mieux rapprocher le lecteur de l’Ecole Royale de Gendarmerie Marrakech, il sera examiné successivement la formation des officiers, puis celle des sous-officiers et ce, à travers les quatre grandes composantes de cette institution, à savoir :
    - le commandement de l’Ecole Royale de Gendarmerie Marrakech
    - la formation des officiers de Gendarmerie
    - la formation des sous-officiers
    - le centre d’instruction de Benguérir et le centre de perfectionnement.

    Le commandement de l’Ecole Royale de Gendarmerie Marrakech L’E.R.G.M.

    est commandée par un officier supérieur de Gendarmerie ayant les attributions de chef de corps, nommé par décision du Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales, et dont l’autorité s’exerce sur l’ensemble du personnel.
    Le directeur de l’E.R.G.M. dispose de services administratifs et techniques chargés de la logistique, de la conception des programmes d’instruction et de leur bonne application.

    La formation des officiers

    - L’Ecole supérieure d’application des officiers (E.S.A.) Haut lieu de la coopération afroafricaine, et ayant formé jusqu’à 130 officiers de Gendarmerie de onze pays frères et amis, cette institution a vu le jour dès 1974.
    Après plus de 25 ans d’existence, l’E.S.A. est en passe de devenir le dépositaire d'un véritable savoir-faire en matière d’enseignement et de formation au sein de la Gendarmerie Royale.
    Faisant appel à la fois à la culture d’éminents professeurs universitaires et aux connaissances théoriques et pratiques, ainsi qu'à l’expérience, d’officiers de l’Arme, cette école s’est fixé comme objectif majeur de doter, au terme de sa formation - qui dure une année scolaire - l’officier
    d’un savoir-faire à même de le rendre parfaitement à l’aise dans ses responsabilités futures.

    Formation des officiers issus des rangs

    Ce stage s’inscrit dans le cadre de la formation continue des officiers de l’Arme et vise les objectifs suivants :

    - amélioration de leur niveau de culture générale
    - acquisition de nouvelles connaissances afférentes aux changements et mutations que connaît la société, qu’ils soient d’ordre technique ou aient trait à l’environnement ou au respect des droits de l’Homme.
    - revalorisation de l’officier nouvellement promu, visant une mise à niveau avec les officiers issus de
    l’Académie Royale Militaire.

    La formation des sousofficiers

    Constituée exclusivement d’officiers et de sous-officiers, la Gendarmerie Royale accorde une attention toute particulière à la formation de cette dernière catégorie de son personnel.
    De la formation initiale au B.S.G., en passant par le diplôme d’O.P.J., la réussite de la carrière du sous-officier est conditionnée par une série de stages auxquels le gendarme, le Mdlchef ou l’adjudant doit satisfaire.

    • Le recrutement :

    Considérant la multiplicité et la complexité des missions dévolues au gendarme, le recrutement de ce dernier se trouve normalement soumis à des critères très stricts de niveau d’instruction, de moralité et de santé physique.
    Jeunes Marocains, bacheliers au minimum (toutes options confondues), les candidats sont tout d’abord soumis à une sélection sur dossier avant de passer un concours d’entrée.
    Après leur admission, les élèves gendarmes doivent s’engager à servir dans la Gendarmerie Royale pendant huit ans à compter de la date de leur nomination en qualité de gendarme.
    Ce contrat peut être résilié par décision du commandant de la Gendarmerie Royale pour cas d’indiscipline ou pour tout acte que le commandant de la Gendarmerie Royale estimera préjudiciable au renom de l’Arme.

    • Organisation des études :

    Le cycle d’étude de l’élève gendarme est étalé sur deux ans, la première année étant essentiellement consacrée à la formation militaire, qui se déroule au C.I.G.R. de Benguérir, et la deuxième à la formation professionnelle, qui se déroule à l’E.F.Q.G.R., à Marrakech. Ce qui nous amène à faire connaissance avec ces deux établissements :
    • Le centre d’instruction de Benguérir (C.I.G.R.) Créé initialement à Fès (Sefrou) en 1958, il a été transféré à Meknes pour s’installer enfin à Marrakech, en 1967.
    Sa vocation principale est actuellement la formation professionnelle des élèves gendarmes. Pour ce faire, il ne cesse de faire appel aux moyens pédagogiques les plus efficients et les plus adaptés à notre réalité marocaine.
    Ne parle-t-on pas de la "ruralité" de la Gendarmerie ?

    Cette constance du service de la Gendarmerie, conjuguée - comme précisé plus haut - avec la grande diversité des domaines de son intervention, imposent inévitablement aux tenants de la destinée de cette institution de revoir sans cesse aussi bien la méthodologie de travail adoptée que les matières enseignées. L’objectif final étant la préparation et la formation des gendarmes, agents de la force publique et agents de la police judiciaire pouvant exercer dès leur sortie de cette école.
    Ainsi, les programmes des retenus embrassent des domaines de connaissance aussi larges que diversifiés allant de l’enseignement des langues à la protection de l’environnement, en passant par les droits de l’Homme ou du droit humanitaire international.

    • Le Centre de perfectionnement

    L’inconstance de notre époque et la rapidité de remise en cause des valeurs d’une génération à une autre nous amènent à accorder une attention toute particulière à la formation continue de notre personnel. Ainsi, le cadre sousofficier se voit suivi et pris en charge pour son recyclage et pour son perfectionnement tout au long de sa carrière. C’est la mission assignée au Centre de Perfectionnement de la Gendarmerie (C.P.).
    Créé en 1975, le C.P. organise les cours par correspondance au profit des gradés et gendarmes, candidats au diplôme d’Officier de Police Judiciaire (O.P.J.) ou au Brevet Supérieur de la Gendarmerie Royale (B.S.G.), ce qui leur permet d’accéder au grade supérieur ou de commander une brigade. Après une année de cours par correspondance, le candidat sélectionné suite à un test conséquent suit une formation de quinze semaines.
    Les cours ont pour but essentiel :
    - d’améliorer la culture générale des gradés et gendarmes
    - de parfaire leurs connaissances techniques en matière de police judiciaire, administrative, scientifique et technique
    - de valoriser leurs compétences au commandement d’une brigade.
    Le Centre organise, par ailleurs, des stages pour la formation de spécialistes dans diverses techniques (balistique, graphologie et autres techniques d’identification.)
    Enfin, il est intéressant de signaler la mise en service, en 1999, d’une école d’intervention professionnelle (E.I.P.), une unité pédagogique par excellence, dont le rôle est d’optimiser la formation en mettant les élèves gendarmes et les stagiaires en situation concrète, très proche de la réalité du terrain.
    Cette structure est appelée à devenir, dans un avenir très proche, un centre pour techniciens en identification criminelle, dont la mission première est de pourvoir les brigades en "spécialistes" de scènes de crime.

    Conclusion

    Consciente d’être impliquée au premier chef au niveau de l’efficacité de l’Arme, l’E.R.G.M. s’efforce de maintenir très haut le prestige de la Gendarmerie Royale en fournissant aux unités un personnel qualifié à même de remplir les nombreuses missions qui lui incombent, fidèle à notre devise sacrée : Dieu - Patrie - Roi.





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